Archives pour la catégorie Interview

Interview de Yoann Thommerel

Yoann Thommerel ©Phil Journé

J’ai pu interviewer Yoann Thommerel, poète et dramaturge, auteur du récent Bandes Parallèles paru aux solitaires intempestifs. Venu à l’occasion du midi-minuit poésie de Nantes, il nous parle de son rapport à l’écriture et au plateau et à la performance.

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Interview d’Aurélie Mazzeo pour Facing the world

Facing the world photo Cyril Duc
© cyril duc

 

Ce vendredi après midi, j’ai interviewé Aurélie Mazzeo de la compagnie Je reste qui présentera le samedi 28 Octobre un spectacle intitulé Facing the world. Ce projet qui date de 2015, je vais suivre ces derniers pas vers le plateau un du TUNantes. Aurélie nous parle ici de la genèse du projet.

photographies: Cyril Duc.

 

Interview de LTK productions

©paquito
©paquito

J’ai réalisé une interview de Marilyn et Marco pour leur poser quelques questions sur l’adaptation de Zone qu’ils ont proposé au Lieu unique du 27 au 8 avril dernier.

La qualité de l’enregistrement n’est pas terrible, mais j’ai décidé de la mettre tout de même en ligne, car la qualité de l’échange me semble être intéressant à partager.

Interview de Clément Pascaud

J’ai pu interviewer Clément Pascaud au TUNantes pour parler de son parcours, de ce qui l’a amené à proposer une mise en scène de la pièce de Jean Luc Lagarce, Juste la fin du monde.

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Clément Pascaud ©Jérôme Blin

 

À écouter ci dessous, ou par ici.

Juste la fin du monde se joue au Théâtre universitaire de Nantes du 01 Février au samedi 4 Février 2017.

Ce qui se joue, interroger l’image et la scène

Jérôme Blin et Gaëtan Chevrier du collectif Bellavieza ont eu la possibilité de faire se confronter deux arts. Lors de la saison 2015-2016 au TU-Nantes, les deux photographes ont suivi l’activité du théâtre avec le point de vue de créateur d’image. Une immersion où la photographie (mais pas seulement) a révélé la scène d’un point de vue original. Cette résidence, nous pouvions la suivre sur un tumblr intitulé Ce qui se joue. J’ai pu interrogé Gaëtan et Jérôme sur cette résidence et sur ce qui va en être fait, un livre et une exposition.

 

En octobre 2015, vous avez sollicité le TU-Nantes pour effectuer une résidence, . Par le biais de la photographie, que vouliez vous capter dans cet endroit où le spectacle vivant à la part belle ? Qu’est ce qui pouvait intéresser votre regard de photographe ?

Le projet a débuté sur l’idée d’une recherche, des questionnements autour de notre pratique de l’image. Nous avons sollicité Nolwenn Bihan du TU-Nantes  en lui évoquant quelques intentions et ensuite très vite le projet a pris la forme d’une résidence. L’idée première tourne autour de l’immersion dans un lieu, en l’occurrence un théâtre, et d’avoir une posture inversée, côté coulisse, hors champs. Regarder l’envers ‘’du décor’’ et les acteurs(trices) qui font que celui-ci puisse exister (techniciens, personnel administratif,…). Il y a également le regard sur le travail des comédiens, metteurs en scène dans leurs phases de préparation, de répétition et de recherche. 


Avez vous senti une similarité entre les deux arts confrontés dans cette résidence ? Entre la photographie et le spectacle vivant (théâtre, danse…) ?

Nous avons rarement confronté notre discipline avec celle des Arts Vivants. La disponibilité des uns et des autres était souvent pas possible. Par contre on peut dire qu’à travers nos choix (dispositifs de lumière, contextes de prise de vues, les moments d’interventions,…) et le souci de questionner notre pratique artistique participent à donner un point de vue en affirmant un regard d’auteur. C’est peut-être à ce niveau qu’un rapprochement se ressent. À l’instar d’un metteur en scène, nous aimons dire que nous avons quelque part été des ‘’metteurs en situation photographique’’.


Avez vous produit autres choses que de la photographie, dans un lieu où au delà de la photographie, le travail sur l’image et le son ont leur importance ?

 Effectivement, toujours dans un souci d’exploration de notre pratique de l’image, nous avons tenté des choses avec la vidéo et le son. Il est encore un peu tôt pour analyser le résultat. Nous avons récolté pas mal de matière et pour le moment nous sommes dans un temps de visionnage et d’écoute. Viendra ensuite une seconde phase de réflexion en vue de la préparation de l’exposition à l’Atelier à Nantes en avril 2017.


4 Racontez nous comment est venu l’idée d’en produire un livre et une exposition ? L’envie est venue à l’origine de la résidence ou durant celle-ci ?

Au début de la résidence, on avait mis en place un tumblr. Cette plate-forme web, on l’envisageait comme un carnet de croquis. On y postait de manière irrégulière nos premières images, des vidéos, des tests de montage images / son, … Cela nous permettait de montrer l’avancée du projet, d’avoir des premiers retours sur notre travail et que le projet soit en quelque sorte visible. Ensuite nous avons affiné notre propos. Après discussion avec l’équipe du TU, on s’est dit que ce travail pourrait prendre différentes formes. On a envisagé plusieurs pistes puis l’opportunité d’exposer à l’Atelier s’est présentée. Les partenariats du TU-Nantes nous ont permis d’ouvrir le projet et de rencontrer d’autres personnes. C’est comme cela que nous préparons actuellement la restitution en étroite collaboration avec les étudiants du DPEA scénographie de l’école d’architecture. L’idée du livre est apparue au même moment. Avec le collectif, nous sommes des passionnés d’édition photographique. Le livre permet de faire dialoguer les images entre elles d’une autre manière. Il viendra clôturer le projet et en conservera également la mémoire. Ce livre est une auto-édition avec le soutien du magazine La scène pour la conception graphique. Nous avons lancé une campagne de financement participatif via la plate-forme Ulule début décembre, qui se termine le 15 janvier 2017 (on croise les doigts !)

Imaginez vous refaire une résidence de ce type dans un autre endroit de création par exemple une école d’art ou un théâtre plus grand que le théâtre universitaire de Nantes ?

Evidemment, nous éviterons de tomber dans ‘’la formule’’ et reproduire la même chose que l’on vient de faire au TU-Nantes. L’idée d’immersion photographique nous plaît bien, on réfléchit comment l’envisager dans d’autres lieux, mais pas forcement liés à la création… On cherche à faire évoluer cette posture artistique…

Vous pouvez soutenir le livre Ce qui se joue sur Ulule jusqu’au 15 Janvier 2017 en attendant l’exposition à l’Atelier, en avril 2017.