Festival Trajectoires, samedi 28 Janvier à Onyx : Extension/Tension

Je n’aurai vu que deux spectacles parmi la riche programmation du festival Trajectoires. Ce nouveau festival qui offre une visibilité plus large à la danse contemporaine sur l’agglomération nantaise m’aura permis d’avoir des envies et pourtant de ne pas les assouvir. Il faudrait que je reparle dans une note personnelle de tous ces spectacles que j’ai loupé, que j’avais prévu de voir et que je n’ai pas pu voir pour des raisons diverses. Il y a là comme un sentiment d’être passé à côté de l’ultime spectacle, celui qui aurait eu un impact décisif sur ma condition de spectateur.

Affiche du festival Trajectoires

Malgré tout, il faut parler des spectacles que j’ai vu et ce samedi 28 janvier au théâtre Onyx de Saint Herblain : deux spectacles de danse totalement différents étaient proposés. Deux chorégraphes dont je n’avais pas encore vu le travail et qui chacun ont déployé un univers très personnel. Le premier spectacle était Assis de Cédric Cherdel, le second Tsunami de Julien Grosvalet. Les approches sont différentes mais ce qui pourrait les rapprocher c’est ce jeu de mot : extension/tension, tant l’un explore l’effort de pesanteur et d’extension du corps et l’autre toute la tension qu’il contient.

Assis part du postulat que nous voyons sur scène la « fiction ethnographique d’un peuple qui aurait passé trop de temps assis ». Dans la plaquette, on convoque Michaux et ça dit quelque chose de l’aspect fictionnel du spectacle. Ici la danse produit un imaginaire et raconte une histoire. Celle-ci est simple et même enfantine (pas dans un sens péjoratif). Le fait qu’il y ait beaucoup d’enfants dans la salle m’a fait réfléchir sur ce terme. Tout au long du spectacle, l’élan des danseurs vers la position debout relève d’un apprentissage. Avec drôlerie et délicatesse, la création de Cédric Cherdel dévoile ce que le corps doit assimiler pour dépasser la position assise. Ici, le corps des danseurs nous raconte une histoire, le corps est l’élément pour servir l’imaginaire.

Avec Tsunami, c’est tout autre chose. Le spectacle de Julien Grosvalet relève plus de variations autour d’une thématique. Plus brutal et peut être plus noyé dans son esthétique, les danseurs produisent des mouvements sur l’idée de tsunami, ce que ça inflige au corps. Nous ne sommes plus dans une danse de fiction mais plutôt se cherchant à travers une esthétique. Les corps ici exercent une réflexion. Malgré tout, je regrette que la scénographie (le son et la lumière) éclipse la danse. Ce qui me fascine dans la danse c’est le mouvement du corps. La danse n’est pas pour moi un art ennuyeux mais la noyer dans un déferlement de son et de lumière provoque une frustration que je tente toujours d’éviter.

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